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TYPOSQUATTING : FOCUS SUR LES NOMS DE DOMAINE DES MOTEURS DE RECHERCHE
fl Article publié le 10/07/2007
fl Auteur : M. Jean-François Poussard  Rédacteur en Chef MailClub.info .
fl Domaines : Adressage, Noms de domaine et liens hypertextes, Propriétés industrielles et commerciales.
fl Ordre juridique : ordre juridique
3.
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News Respectivement, premier et troisième site les plus visités au monde, Yahoo et Google sont les cibles privilégiées des typosquatteurs

fl Typosquatting : focus sur les noms de domaine des moteurs de recherche

 

Respectivement, premier et troisième site les plus visités au monde, Yahoo et Google sont les cibles privilégiées des typosquatteurs qui tentent de détourner le trafic généré par ces deux mastodontes. Confirmation avec notre étude spéciale typosquatting sur les noms de domaine des principaux moteurs de recherche.

Depuis l’émergence des noms de domaine, on a connu les phénomènes de « cybersquatting ». L’enregistrement abusif et spéculatif d’un nom de domaine à l’identique a connu ses heures de gloire avant que les ayants-droits se réveillent. Ces derniers ont alors utilisé les procédures alternatives de litiges (essentiellement les procédures UDRP de l’OMPI ; 25 000 litiges tranchés en octobre 2006) pour récupérer leurs noms de domaine. De ce fait, la majorité des sociétés notoires sont désormais quasiment toutes titulaires de leurs .com et de leurs extensions nationales. Les « cybersquatteurs » ne se sont pas laissés démonter et ont décidé d’enregistrer des noms de domaine connus avec des fautes d’orthographes.


Des fautes d’orthographes à foison
La pratique du typosquatting consiste à l’enregistrement de noms de domaine similaires à des droits antérieurs : nom de domaine, marque, signe distinctif, dénomination sociale, nom de personne physique... Letyposquatting joue sur l’inversion de caractères, les modifications de lettre ou les variantes phonétiques, en espérant que certains internautes commettront une faute d’orthographe ou une faute de frappe. Ces enregistrements sont majoritairement effectués par des tiers mal intentionnés, bien que de nombreuses sociétés se prémunissent désormais de ce type de comportement en déposant elles-mêmes ces noms de domaine.


Des sites parking complaisants
La plupart du temps, les typosquatteurs redirigent ces noms de domaines vers des sites dits « parking » qui renvoient vers des liens sponsorisés. Ils captent ainsi l’internaute étourdi qui a mal saisi le nom de domaine du site qu’il comptait visiter. Arrivé malgré lui sur ce site parking, le visiteur va se voir proposer des liens correspondant au site typosquatté, des liens vers des concurrents directs, voir même des liens vers son propre site ! Ce système permet au typosquatteur de rentabiliser l’achat de son nom de domaine frauduleux. Le principe est simple : il est rémunéré à chaque clic de l’internaute vers un des liens sponsorisés. Ce mode de revenu particulier est nommé Pay Per Click (paiement au clic). Comme il n’y a pas de petites économies, le nom de domaine typosquatté est également mis à la vente.

Afin de mesurer le potentiel de visites (et donc d’euros) du nom de domaine litigieux, les fraudeurs utilisent une méthode particulière : le «  domain tasting » ou « cybersquatting furtif ». Chaque jour, plusieurs millions de noms de domaine sont enregistrés et testés en usurpant des milliers de marques de notoriété mondiale. Le titulaire est en effet autorisé à supprimer ces noms de domaines après cinq jours d’activité grâce à « l’ Add Grace Period ». Chose qu’il fait pour les noms non rentables tout en obtenant de l’ICANN le remboursement total des frais d’enregistrement. Les noms intéressants sont eux conservés par le typosquatteur. Cette technique permet decapter un maximum de trafic Internet, de mesurer le potentiel commercial des domaines squattés et de ne conserver que ceux susceptibles de rembourser au minimum leurs frais d’enregistrement définitif. L’objectif étant bien sûr de générer un maximum d’euros.

MailClub.info a réalisé son étude spéciale avec l’outil exclusif anti-typosquatting du MailClub (disponible en cliquant ici). Ce système générateur de « typos » teste les combinaisons d’écritures d’un nom de domaine, tout en vérifiant sa disponibilité. Plus un nom de domaine est long (altavista), plus le nombre de combinaisons possibles augmente.

MailClub.info a reporté les résultats suivants lors de ses tests : nombre de combinaisons testées, nombre de noms de domaine typosquattés, le nombre de noms de domaine enregistrés par la société titulaire et enfin le pourcentage de noms de domaine pris par des tiers.


Enregistrements records
Trois moteurs (Google, Yahoo et Lycos) ont été testé sur les extensions .fr et .com, Voila en .fr, Copernic et Altavista sur leurs .com. Première conclusion, le nombre très élevé de noms enregistrés par rapport au nombre de combinaisons testées.Les noms de domaines typosquattables de Google.com (76 combinaisons testées), Yahoo.com, Lycos.com sont enregistrés à 100 %. Altavista.com n’est pas loin avec 96 % et 112 noms de domaine. Google.fr suit (84 %) avec copernic.com (75 %), yahoo.fr (70 %), voila.fr (56 %) et lycos.fr (30 %). La quasi-totalité des noms de domaine enregistrés le sont par des tiers : 98 % pour google.fr et lycos.com, 97 % pour copernic.com, 94 % pour lycos.fr... Entre 70 et 80 % pour yahoo.fr, altavista.com, google.com et voila.fr. Il s’agit principalement de sites parkings divers et variés, parfois de sites pornographiques. On notera les cas particuliers de www.lyc0s.com qui renvoi sur Google et de altaviista.com qui conduit chez yahoo.com !

Rayon extensions,les noms de domaine typosquattés en .fr sont moins nombreux que ceux en .com, mais ceux qui le sont, font l’objet de dépôts beaucoup plus litigieux.


Yahoo en pointe dans sa lutte
Google et Lycos semblent laisser faire ces enregistrements frauduleux alors que Yahoo est entré en guerre, tout du moins sur son .com. Si 78 % de ces noms de domaine sont pris par des tiers en .fr, seulement 42 % le sont sur yahoo.com.

Le premier site visité dans le monde, n’a pas obtenu ces noms de domaine sans effort. Il a mené une lutte acharnée contre les typosquatteurs en envoyant fin juin 2006plus de 1 700 lettres de mises en demeure à des titulaires de noms de domaine typosquattant sa marque phare : Yahoo. Cette lettre signale que la société américaine a déposé une plainte le 12 décembre 2005, à la cour des Etats-Unis pour violations de l’acte de protection des consommateurs d’anti-cybersquatting de 1999. Le courrier de Yahoo propose aux titulaires de « résoudre ce problème officieusement et d’arrêter les réclamations contre le propriétaire résultant de l’utilisation du nom de domaine, y compris écarter le préjudice, sur le transfert du (des) noms de domaine à Yahoo ». Pour cela, Yahoo joint un accord de consentement à sa lettre. En utilisant ce procédé à l’amiable de façon massive, Yahoo contourne les résolutions de litiges de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). Le géant américain est pourtant un habitué des procédures UDRP. Plus de 700 décisions concernent ses noms de domaine !

Une stratégie qui permet à Yahoo, d’être le moteur de recherche maîtrisant le mieux le phénomène du typosquatting.

Auteur : M. Jean-François Poussard  Rédacteur en Chef MailClub.info . | Source : MailClub.info |
NOTES

-  Utilisez l’outil spécial typosquatting du MailClub

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